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24 novembre 2018

106CG : La veille du match, la bulle et la famille

EDMONTON – Samedi après-midi, le ROUGE et NOIR d’Ottawa participait à son entraînement d’avant-match, en vue de la 106e Coupe Grey, présentée par Shaw, ce dimanche (RDS – 18 h HE).

La veille du grand soir, les joueurs ont assurément une routine d’équipe ou, à tout le moins, une routine personnelle.

Une façon de créer leur bulle, afin de contenir leur énergie pour le match le plus important de la saison.

« Dès que je pars de l’entraînement d’aujourd’hui, je vais tenter de l’oublier graduellement », explique le quart-arrière du ROUGE et NOIR Trevor Harris. « Pour me permettre une petite pause intellectuelle et ensuite je vais passer du temps avec ma famille. »

« La préparation est chose faite et, à ce stade-ci de la semaine, il faut faire confiance au processus que nous avons installé. »

« Demain, au réveil, je mettrai mon masque de guerrier. »

Un peu la même chose pour le maraudeur Antoine Pruneau.

« Je vais sûrement passer un peu de temps avec mes coéquipiers », dit Pruneau. « Je vais me faire un bon souper et, par la suite, on se concentre à 100 % sur le match à venir. »

« Et ça va aller vite. Dans le temps de le dire, nous serons sur le terrain. »

Et le sommeil, avant un match de la Coupe Grey, est-ce possible?

« Pas évident », dit Pruneau. « On rêve souvent à ce qui se passera le lendemain, mais je commence à être habitué. »

Effectivement, Pruneau en est à sa troisième participation au match de la Coupe Grey, le remportant en 2016.

« Je me parle avant d’aller me coucher et je m’assure de me mettre au lit assez tôt pour que je puisse avoir assez de temps de repos. »

« Demain, au réveil, je mettrai mon masque de guerrier. » Trevor Harris, quart-arrière du ROUGE et NOIR d’Ottawa (La Presse Canadienne).

Une formation bien menée

Nous le savons tous, maintenant, l’entraîneur-chef Rick Campbell a fait un travail colossal avec le ROUGE et NOIR, prenant une équipe d’expansion, pour la façonner en équipe gagnante, en un très court laps de temps.

« Je ne suis pas surpris que nous soyons là où nous sommes, avec l’entraîneur que nous avons », dit Pruneau. « C’est le seul instructeur que j’ai eu, depuis que je joue au football professionnel. »

« Et c’est le meilleur! Sans lui, nous ne serions pas ici. »

Campbell a réellement fait en sorte que cette équipe soit ce qu’elle est, c’est-à-dire une formation humble et prête à se sacrifier pour le bien de l’organisation.

« Je suis très fier d’être le quart-arrière partant de cette organisation », dit Harris. « Je n’ai jamais pris ça à la légère et j’ai vraiment hâte d’aller sur le terrain, demain, et de jouer ce match pour mes coéquipiers. Parce que c’est pour eux que je le fais. »

Pour les coéquipiers, effectivement, mais aussi pour la famille, cette entité qui, d’habitude, lorsque tout va bien, nous aide à nous propulser vers l’excellence.

Beaucoup de joueurs ont fait en sorte que leur famille et leurs amis soient présents au match de dimanche.

Ça fait toujours du bien d’avoir des visages familiers dans les estrades, lors d’un événement aussi important que la Coupe Grey.

« Le football, c’est beaucoup plus gros que seulement moi, comme individu », explique Pruneau. « C’est donc super important d’avoir de la famille et des amis présents, demain. »

« Ce sont les plus beaux moments de nos vies que nous sommes en train de vivre et nous voulons les partager avec les gens qu’on aime. »

« Je me souviens de la victoire de 2016. Ça m’avait fait vivre de beaux moments et j’étais content d’être avec eux [ma famille et mes amis]. »

« En plus, c’est un beau gros groupe de francophones qui sera là, demain. Je suis certain qu’ils mettront beaucoup d’ambiance dans le stade. », conclut-il, sourire aux lèvres.

Parce qu’en plus du groupe Pruneau, il y aura le groupe Beaulieu, Dubois, Bolduc, Bourassa, Lauzon-Séguin et Feoli-Gudino.

Bref, comme on dit en bon français : « Let the games begin! »