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13 septembre 2019

Le ROUGE et NOIR se mesure aux Lions en Colombie-Britannique

VANCOUVER – Un duel opposant le ROUGE et NOIR d’Ottawa (3-8) aux Lions de la Colombie-Britannique (1-10) donnera le coup d’envoi à la quatorzième semaine d’activités dans la Ligue canadienne de football (LCF), vendredi. Joué au BC Place de Vancouver, ce match sera présenté sur TSN à compter de 22 h HE.

Il s’agira du premier affrontement entre le ROUGE et NOIR et les Lions cette saison; les deux clubs s’affronteront de nouveau dès la semaine prochaine à la Place TD d’Ottawa.

Malgré un effort louable en première demie, le ROUGE et NOIR a encaissé une quatrième défaite d’affilée, samedi dernier, en vertu d’un revers à domicile de 46-17 aux mains des Argonauts de Toronto. Vendredi, les Ottaviens évolueront en Colombie-Britannique, où ils affichent un dossier de 2-3 depuis 2014; une victoire, vendredi, leur permettrait de porter à 0,500 leur fiche à l’étranger cette année. Mais, avant tout, elle leur permettrait de mettre fin à une série de quatre défaites.

« Nous devons gagner un match à la fois », a mentionné le joueur de ligne défensive George Uko au Ottawa Sun. « Le tableau indicateur dit beaucoup de choses – dont le pointage final –, mais il ne définit pas le type de gars que nous avons au sein de notre équipe. Nous croyons tous. Ça ne se traduit pas sur le tableau indicateur, présentement, mais nous sommes tous dévoués. »

« Nous devons jouer en équipe », a pour sa part souligné le spécialiste des retours de botté Stefan Logan. « Nous devons jouer avec beaucoup d’énergie, et en sachant que nous pouvons gagner ce match. Ce que nous pouvons faire, en équipe, c’est de renverser la vapeur : gagner, revenir à la maison et jouer à nouveau contre eux, sur notre terrain, et signer une autre victoire. Ça changerait l’atmosphère. Nous sommes habitués, mais tannés, de perdre. Nous devons trouver un moyen de changer ces défaites en victoires. »

Le match de vendredi représentera un retour au BC Place pour le quart-arrière Jonathon Jennings, un endroit où il a cumulé une fiche de 12-10 lors de ses 22 départs en tant que membre des Lions. Toutefois, le principal intéressé soutient qu’il s’agira d’un match comme les autres.

« Quand on commence à être trop émotionnel, on perd un peu de notre concentration », a expliqué Jennings. « Oui, les émotions donnent un coup de main, et je pense même que j’en aurai quelques-unes sur le terrain. Mais même s’il sera agréable de remettre les pieds au BC Place, une opportunité se présente à nous, et nous devons trouver un moyen de repartir de Vancouver avec une victoire. »

Les Lions ont chauffé les Alouettes à Montréal vendredi dernier, mais ils ont finalement baissé pavillon pour une dixième fois cette saison, à la suite d’un revers à l’étranger de 21-16.

Malgré la défaite, la défense de la Colombie-Britannique a somme toute bien fait contre l’attaque des Alouettes. En fait, l’unité défensive a fait d’énormes progrès au cours des dernières semaines.

« C’est une question de familiarité entre le système et les joueurs », a expliqué l’entraîneur-chef DeVone Claybrooks au BCLions.com. « En début d’année, on cherche les morceaux qui s’agencent bien, qui jouent bien ensemble, et qui peuvent jouer d’un côté de l’unité. Il ne nous manquait que deux ou trois morceaux, et nous croyons les avoir trouvés au cours des dernières semaines. Ils sont aussi plus familiers avec le caractère unique de ce que nous tentons de déployer en défense. »

Maintenant que la défense est en meilleure posture, c’est au tour de l’attaque d’élever son jeu d’un cran. Les Lions ont éprouvé des ennuis à terminer leurs séries offensives par des touchés depuis le début de l’année – ils ont notamment dû se contenter de deux placements, la semaine passée, alors qu’ils se trouvaient dans la zone rouge. Il s’agira d’un aspect que l’unité offensive tentera d’améliorer d’ici la fin de la campagne.

« C’est frustrant », a indiqué le receveur Shaq Johnson. « Être incapable de finir est un peu l’histoire de notre saison. Mais nous n’abandonnons pas. Nous cherchons toujours des manières d’être meilleurs et d’être compétitifs. Nous devons régler ce qu’il y a à régler. Nous devons nous regarder dans le miroir, et comprendre ce que nous devons faire nous-mêmes. »

Est-ce qu’un match contre le ROUGE et NOIR, qui, comme eux, a perdu huit de ses neuf derniers, sera la solution aux maux des Lions?

« Ottawa compte trois fois plus de victoires que nous », a confié le quart-arrière Mike Reilly à La Presse Canadienne. « Nous ne sommes pas dans une position qui nous permet de nous sentir à l’aise contre quelconque adversaire. Nous ne pouvons pas contrôler ce que les autres équipes font. Nous devons être capables de nous ajuster, mais, ultimement, nous devons contrôler ce que nous faisons, et c’est assurément où nous en sommes présentement. »

Vendredi, la Colombie-Britannique cherchera à éviter d’amorcer son calendrier régulier avec une fiche de 1-11, ce qui n’est pas arrivé depuis son année d’expansion, en 1954.