26 mai 2020

Fernandez prêt à se remettre au travail après une bonne première saison

Il y a eu des moments au cours des dernières années où Jerod Fernandez aurait pu décider d’arrêter la pratique du football face à l’adversité. Mais ce n’est pas dans sa nature.

« Je n’ai jamais pensé abandonner, et je sais ce que j’ai à offrir », a confié Fernandez lors d’une entrevue avec le OttawaREDBLACKS.com. « Je sais ce que j’apporte à une équipe. Je ne veux pas être arrogant, mais je sais jouer au football. Je suis un joueur de football. J’aime ce sport, et je vais faire tout ce que je dois faire pour continuer à y jouer le plus longtemps possible. »

Après une demi-saison avec le ROUGE et NOIR d’Ottawa en 2019, Fernandez soutient qu’il est prêt à avoir un impact au sein de la défense coordonnée par l’entraîneur Mike Benevides, une unité qui cherchera à aider la formation ottavienne à rebondir en 2020.

Fernandez a commencé à jouer au football à sept ans. De son propre aveu, sa première expérience fut loin d’être concluante.

« Quand j’ai sauté sur un terrain pour la première fois, je n’ai pas vraiment aimé ça », a-t-il dit. « Je me faisais frapper. Je me souviens d’être retourné à la maison et d’avoir dit à ma mère que je devrais peut-être pratiquer un autre sport. Puis mon père a dit que nous n’abandonnerions pas, et que nous allions aller jusqu’au bout. »

Ce fut finalement la bonne décision, puisque plusieurs programmes de la première division de la NCAA lui ont démontré de l’intérêt à sa sortie de l’école secondaire. Il a choisi de poursuivre son parcours avec l’Université NC State.

Après une saison sans jouer (redshirt), Fernandez a amorcé sa deuxième campagne comme le principal substitut à la position de secondeur intérieur. Cependant, une blessure au partant lui a ouvert la porte, et Fernandez a disputé 12 matchs avec le Wolfpack cette année-là, enregistrant au moins un plaqué lors de 10 d’entre eux.

Fernandez s’est emparé du poste de secondeur intérieur partant de l’Université NC State par la suite, au sein d’une défense qui comptait jadis sur les services de Bradley Chubb, le cinquième choix au total du repêchage de la NFL en 2018.

Lorsque Fernandez a dû poursuivre sa carrière chez les professionnels, aucune équipe ne l’a repêché. Néanmoins, il savait qu’il allait obtenir de l’intérêt de quelques équipes.

Les Jets de New York, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Redskins de Washington lui ont donné un coup de fil et lui ont demandé de se joindre à leur équipe. Fernandez a choisi de poursuivre son parcours avec les Redskins.

À son premier camp, Fernandez savait ce qu’il devait faire pour laisser une bonne impression. Il a passé plusieurs heures à s’entraîner à l’Université NC State, tentant de permettre à son rêve de se réaliser – il a même dormi au stade de son équipe à quelques reprises.

Il a œuvré aux côtés de joueurs comme Mason Foster et Zach Brown, deux vétérans du circuit Goodell. Les deux hommes lui ont enseigné certaines nuances qui viennent avec le fait de jouer chez les professionnels.

Fernandez a disputé les quatre matchs préparatoires des Redskins en 2018, mais il a été l’un des derniers joueurs retranchés en amont de la saison régulière cette année-là.

« Ç’a été la première véritable fois où j’ai dû faire face à de l’adversité », a dit Fernandez. « Je le savais lorsque je ne jouais pas à la hauteur de mes habiletés ou si je rencontrais des ennuis, mais j’avais donné tout ce que j’avais. Alors je n’avais aucun regret. Je savais tout simplement que si je continuais à travailler, une autre équipe allait m’offrir une autre opportunité. »

Il a reçu un appel des Lions de Detroit un mois plus tard, mais les deux partis n’ont pas réussi à s’entendre. Puis, les Stampeders de Calgary lui ont téléphoné en mai 2019, lui offrant une place au sein de leur formation lors du camp d’entraînement. Il a ultimement été l’un des derniers joueurs retranchés par les Stamps l’an passé.

Après être passé à un cheveu de percer la formation d’une équipe de football professionnelle, Fernandez était de retour chez lui, cherchant un emploi dans le domaine des communications. Il devait passer une entrevue, mais il a reçu un appel quelques jours auparavant.

« J’étais dans un barbecue, et je ne réponds généralement pas au numéro que je ne connais pas. Cette fois, j’ai répondu, et, au bout du fil, c’était Ottawa », a dit Fernandez. « On m’a demandé si je pouvais être là dès le lendemain matin, et j’ai répondu que je pouvais être là le soir même. ‘‘Je vais faire mes bagages tout de suite. Je serai prêt dès que vous serez prêts, alors dites-moi simplement quand vous le serez.’’ »

En peu de temps de jeu, Fernandez a eu un impact considérable chez le ROUGE et NOIR. Il a d’ailleurs terminé la saison avec 53 plaqués et deux échappés provoqués en 11 matchs – l’un de ces échappés provoqués a été réussi aux dépens du demi offensif William Stanback lors d’un triomphe en prolongation face aux Alouettes de Montréal.

Grâce à ses performances, Fernandez a été élu recrue par excellence du ROUGE et NOIR l’an dernier.

Fernandez devrait être le secondeur intérieur partant d’Ottawa en 2020. Il a bon espoir que le nouvel entraîneur-chef Paul LaPolice et que le nouveau coordonnateur défensif Mike Benevides lui feront suffisamment confiance pour être le pilier de la défense ottavienne au deuxième niveau.

Fernandez possède un diplôme en communications et espère devenir représentant pharmaceutique une fois que sa carrière sur un terrain de football sera terminée. En ce moment, il est à Tampa Bay, en Floride, et il se prépare en vue de la saison 2020.

En plus de s’entraîner lui-même, Fernandez entraîne des jeunes de 6 à 12 ans, qui pratiquent une panoplie de sports, dont le football. Certains d’entre eux savent que leur entraîneur est un joueur de football professionnel. C’est l’une des raisons qui motivent Fernandez à être un exemple autant sur le terrain qu’à l’extérieur de celui-ci.

« Ça demande de gros efforts et beaucoup d’heures, en plus de celles qui sont jugées comme étant nécessaires », a dit Fernandez. « Quand il faut que tu sois au stade de 6 h à midi ou de 6 h à 13 h, c’est cool. Mais il y a aussi les efforts déployés en dehors de ces heures, et le travail que vous faites pour vous-mêmes. C’est parfois difficile, mais il faut continuer de pousser. Si c’est vraiment ce que vous voulez faire, vous devez vous donner au maximum et continuer à travailler. »

« Les plus vieux en savent plus que les plus jeunes sur le sport professionnel. Parfois, ils me demandent ce que ça fait de jouer dans la Ligue, et je leur dis que c’est agréable et c’est un rêve devenu réalité. Si vous voulez y arriver, vous pouvez y arriver. Vous devez simplement continuer à travailler. »